dimanche 19 juillet 2015

Un revenant...

Presque 1000 jours après mon dernier message...

1000 jours... presque 3 ans. 3 ans pendant lesquels beaucoup de choses se sont passées, beaucoup de choses ont évolué.

1000 jours pendant lesquels vous vous rendez compte que vous n'étiez pas le seul à déserter le monde merveilleux des blogs. Certains ont abandonné par lassitude, par manque de temps, parce qu'ils n'avaient plus rien à raconter, d'autres ont délibérement arrêté, ne laissant plus aucune trace d'eux. 

Quelques survivants persistent, continuent régulièrement à donner des nouvelles. Et vous, vous vous posez la question. Dois-je partir ? Dois-je rester ? Dois-je revenir un autre jour ? Vous avez déserté vous aussi en tous cas. Et vous ne vous attendez pas à un retour en fanfare, votre absence étant passée inaperçue. Peut être allez vous donner un petit signe de vie, avant de disparaître encore une fois. 

Vous avez pourtant plein de choses à raconter, mais au moment d'écrire, vous ne savez plus comment formuler vos idées. Vous prenez du temps pour écrire, et vous abandonnez. Et ça fait un retour avorté. Parmi tant d'autres. En relisant vos nombreux brouillons inachevés, vous ne savez plus ce que vous aviez voulu écrire ce jour là. En relisant vos vieux billets publiés, vous vous dites que votre vision des choses a évolué. Vous étiez étudiant, vous êtes maintenant presque trentenaire.

Cette étape étant imminente, vous vous dites que c'est un bon début pour raconter vos aventures, car c'est très vendeur la trentaine.

Mais...

  1. vous n'avez pas de meilleure amie hétéro aussi barrée que vous avec qui vous faites de folles sorties et avec qui vous échangez vos conquêtes
  2. vous n'allez pas voir de psy toutes les semaines
  3. vous n'avez pas un métier "sexy" (dans la mode, le journalisme, la création artistique, psy, ou que sais-je encore) dans lequel vous faites de nombreuses gaffes et votre patron ne vous fait pas des avances
  4. vous ne collectionnez pas les aventures pleines de piquant
  5. vous n'avez pas de voisin sexy qui se promène tous les jours torse nu sur son balcon après sa petite séance de muscu.

Bref votre vie ne mérite pas une adaptation cinématographique, mais vous avez encore des choses à raconter... Encore faut-il pouvoir les formuler...

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vendredi 24 août 2012

La magie des discussions en ligne

(Début de la conversation) 
lui : dommage t loin
moi : salut... pourquoi tu es intéressé ?
lui : oui
moi : en même temps je connais *ville* j'y vivais il y a encore un an
lui : a ok ou
moi : j'étais à *ville*, près de la gare
lui : ok
lui : nico
moi : moi c'est *simon*
lui : moi fred
moi : tu t'appelles fred ou nico ?
lui : fred je connaissais nico vers la gare
moi : ah... moi c'est pas nico
lui : ok il était actif
moi : super... dommage que je ne l'aie jamais rencontré...
lui : ben oui
moi : on aurait peut être pu faire des plans à 3
lui : oui
moi : et à part ça tu cherches quoi ici ?
lui : RENCONTRE SERIEUSE
moi : oui c'est vrai c'est toujours mieux qu'un vulgaire plan
lui : LES 2 SONT BON
moi : oui un plan peut être pas mal... à condition d'être un bon coup

(Fin de la discussion)

Note pour le lecteur : mes dernières interventions de cette passionnante discussion sont, comme vous l'avez deviné teintées d'un soupçon d'ironie...

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samedi 8 octobre 2011

La magie des rencontres en ligne

lui : slt

moi : salut

lui : sa va ?

moi : ça va bien merci... et toi ?

lui : ça va et toi ? tu ch koi ?

moi : ça dépend, selon affinités, du sérieux de préférence... et toi ?

lui : pareil

moi [après coup d'oeil sur son profil : "rech bogoss pr plan Q bien cho"] : ok...

lui : ...

moi : ...

lui : ...

moi : ...

lui : t pas très bavard

moi : toi non plus

lui : ouais mais keske tu veu ke je te raconte...

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vendredi 10 septembre 2010

La vie d'étudiant

cartableC'est la période des rentrées scolaires... Alors que les écoliers, collégiens, lycéens ont déjà repris le chemin de l'école, les étudiants reprennent, eux, assez souvent plus tard (mi-septembre, fin septembre, voire début octobre). Ce qui va suivre va sûrement rappeler des (bons ?) souvenirs à ceux qui ont été et qui sont toujours étudiants, et qui vivent ou qui ont vécu en chambre universitaire... Ce qui fut mon cas pendant 6 années...
Alors que certains étudiants vivent chez leurs parents (ceux qui habitent dans une ville universitaire), d'autres vivent en colocation, et d'autres encore vivent dans un studio (pourri ou coquet selon votre chance, et aussi votre compte en banque). Mais lorsqu'on vit dans une campagne éloignée de toute civilisation, qu'on a un portefeuille peu garni, et qu'on est pas suffisamment sociable pour vivre en colocation, on choisit les bonnes vieilles chambres universitaires avec ses atouts et ses petites contraintes.
Pour illustrer et éclaircir mon propos je vais vous faire un joli tableau :


Avantages Inconvénients
Prix - Pas très cher... ... Mais les prix augmentent beaucoup d'année en année
Superficie - 9 m² le plus souvent : c'est si petit qu'il n'y pas beaucoup de ménage à faire, et qu'on peut aller facilement d'un bout à l'autre de la pièce... ... Mais c'est trop petit pour recevoir, pour mettre beaucoup de mobilier.
- Risque de se cogner dans les meubles
Murs - Permet d'avoir une cloison entre sa chambre, celle des voisins et le couloir... - Très peu épais, ces murs permettent de tout entendre : musique, télé, conversations, galipettes (malheureusement je n'ai jamais eu l'honneur d'entendre ce genre de chose, contrairement à de nombreux "chanceux"...)
- Parfois truffés de trous (on peut même presque voir ce qui se passe chez les voisins)
Fenêtre - Si chambre refaite à neuf : double vitrage, volet roulant permettant de rester dans le noir total... Idéal pour faire une grasse matinée (quand on n'a pas cours bien sûr) - Si chambre ancienne : modèle années 60/70 avec fermeture bizarre (c'est fou l'imagination qu'ils avaient à cette époque !), avec courants d'air, permettant d'apprécier le bruit à l'extérieur (circulation automobile, chant des oiseaux, étudiants bourrés...) et stores à l'ancienne qui permettent d'apprécier la lumière du soleil au printemps vers 5 h du matin (pas de grasse mat' même le dimanche)
Cuisine commune - Lieu de vie où on peut échanger ses recettes de cuisine et ses petits trucs et astuces : comment réussir les pâtes au beurre, comment avoir sa ration quotidienne de légumes grâce à la soupe en brique ou en sachets
=> occasion d'aborder un charmant jeune homme (ou une charmante jeune fille), engager la conversation, et tisser des liens sociaux.
- Lieu de vie où on doit faire la queue pour faire chauffer ses bons petits plats précuisinés alors que personne ne parle ni se regarde, accentuant ainsi la tension, et l'attente.
- Lieux où des personnes visiblement en conflit avec les règles de l'hygiène et de la propreté laissent des détritus, des tâches un peu partout, voire des restants de nourriture.
Douches communes - Lieu idéal pour voir de charmants jeunes hommes sortir de la douche, avec des gouttes glissant sur leur corps parfait et avec seulement une serviette autour de la taille (et aussi des jeunes filles mais la serviette ne cache pas que la taille)... - Lieu se trouvant aux extrémités du couloir, comptant environ 5 douches par étage (pour 30 personnes donc), dont la moitié seulement fonctionne correctement, où il n'est pas rare de faire la queue le matin alors que l'heure de partir en cours approche dangereusement...
- Les toilettes se trouvent très souvent à proximité
Toilettes communes - Lieu permettant de satisfaire ses besoins naturels où ce sont les femmes de ménages qui nettoient (désolé c'est le seul avantage que j'ai trouvé, et en plus il ne concerne pas les femmes de ménage !) - Lieu où on n'ose pas aller lorsque d'autres sont déjà aux toilettes, à cause des bruits qu'on peut faire et/ou qu'on peut entendre, en particulier lorsqu'on sait qui est dans les toilettes à côté (qui sait aussi qu'on est à côté), même si c'est ce qu'il y a de plus naturel...
- Lieu où d'autres n'ont aucun scrupule à laisser une trace de leur passage et qui ne connaissent pas la brosse et la chasse d'eau...
- Lieu où on peut savoir si nos voisines sont en zone rouge grâce aux indices dépassant de la poubelle ouverte
Sociabilité - Voisins aimables avec qui on parle de tout et de rien et avec qui on peut manger dans la cuisine commune et discuter dans les chambres (ou parfois le couloir jusqu'à tard le soir), mais aussi faire des sorties...
- Possibilité de rencontrer et de discuter avec des étudiants étrangers, issus d'autres cultures et apprendre beaucoup de choses intéressantes.
- La politesse est de mise entre étudiants : on se dit toujours bonjour dans les couloirs même lorsqu'on ne se connaît pas
- Incompatibilités d'humeur avec les voisins provoquant des conflits, pouvant parfois apporter un peu de spectacle en un lieu où il ne règne aucune ambiance.
- La politesse n'est pas connue de tous : certains ne répondent pas quand on leur dit bonjour.

Ce tableau permettra aussi aux nouveaux étudiants résidant en chambre universitaire de se faire une idée de ce qui les attend... Bonne rentrée en tous cas !

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vendredi 3 septembre 2010

Arachnophobie

toile_araigneeL'été touche à sa fin, et avec elle son lot de bébêtes indésirables, comme les insectes des tous poils, mais aussi les araignées. Car non, ignorants que vous êtes, les araignées ne sont pas des insectes mais des arachnides (on l'apprend normalement en primaire, et pourtant certains persistent à faire l'erreur !).
D'où le doux nom d'arachnophobie qui désigne - si vous avez fait un peu de grec ou si vous connaissez d'autres mots se terminant par "phobie" (tout homo qui se respecte en connaît au moins un) - la peur des araignées.Il faut savoir que ce mal handicape des milliers, des millions (des milliards ?) d'êtres humains, et qu'on n'en connaît pas l'origine. C'est vrai, pourquoi la phobie des araignées est si développée et pas la phobie des lapins ou des coccinelles ?
Ces sales bestioles gentilles bêtes vont tisser le plus souvent leur toile en campagne qu'en ville (à l'inverse des gays).
Elles se cachent le plus souvent dans les coins isolés, poussiéreux le plus souvent, flottant dans les airs (ou plutôt sur leur toile peu visible) attendant patiemment qu'une proie s'accroche à ses filets. Et parfois sortent se promener de temps en temps, pour voir si "l'herbe n'est pas plus verte ailleurs"... ou pour le plaisir de terrifier l'arachnophobe chez qui elle a osé élire domicile. Et plus elle est grosse, plus elle fait peur (cette phrase innocente prouve que vous avez l'esprit pervers si vous avez fait un parallèle sexuel), et crée soudainement une peur panique.
L'arachnophobe aura beau se rappeler de son premier livre sur les animaux, où les gentils auteurs auront tenté de le rassurer écrivant que, oui les araignées sont nos amies, car elles nous débarrassent de ces méchants insectes (et se gardent bien de dire qu'elles les torturent et les emprisonnent dans leur toile avant de les dévorer).
L'arachnophobe aura beau aussi de se rappeler de l'un de ses premiers livres d'histoires pour enfants avait pour personnage une gentille araignée qui se met à pleurer car tout le monde la fuit ou cherche à la chasser (précisons que le mot "tuer" est proscrit dans les livres d'enfants, en particulier lorsqu'une araignée parle, en plus celle-là ne s'est pas vantée de "chasser" les insectes).
L'arachnophobe aura beau aussi de se rappeler de ses grands-parents qui lui disaient que lorsque qu'une araignée sort de son trou "c'est signe de beau temps et de chaleur"...
Mais rien n'y fait !!!
Il est immobilisé, l'araignée lui fait peur. Elle bouge... Cette manière si particulière de bouger fait encore plus peur que l'araignée elle-même. L'arachnophobe n'ose plus bouger... On ne sait jamais au cas où elle sauterait sur lui.
Il faut qu'il s'en débarrasse, et employer s'il le faut de grands moyens : pantoufle, chaussure, balai, tapette à mouche (même si l'araignée n'est pas une mouche), bombe à insectes rampants (mais nan ! l'araignée n'est pas un insecte !),  bombe atomique...
Une fois le petit animal mis à trépas (une araignée écrabouillée, même en pleine jeunesse, semble moins triste que le chaton noyé au fond de la rivière, ou pire écrasé par une voiture), il faut donc s'en débarrasser...
Et l'arachnophobe reste atterré et cette rencontre le poursuivra pour la journée.
Ainsi il regardera dans tous les coins des murs, les plafonds pour s'assurer qu'il n'y ait pas une autre araignée vengeresse (car la solidarité entre araignées est bien connue de tous) qui se laisserait tomber du plafond en criant "BANZAÏÏÏÏÏ" et aller lui faire sa fête en lui recouvrant son visage avec ses longues pattes et en lui injectant son venin mortel. Il marchera avec de grosses chaussures et si c'était possible avec des bottes (même si on est en été) au cas où il croiserait un troupeau d'araignées immenses.
Toute bestiole ressemblant de loin ou de près à une araignée, ou même une tâche noire sur le mur ravivera la terreur qui sommeille en l'arachnophobe.
S'il fait chaud, et que l'arachnophobe se promène en short et en T-shirt, malheur à celui ou celle qui l'approche et le frôle par surprise (caresses de l'être aimé, mouche qui se pose, chat se frottant aux jambes...). L'arachnophobe sursautera en faisant un énorme bond, vous poussera ou tentera de vous écraser avec le revers de sa main, car il vous aura pris pour la vilaine araignée qu'il aura croisée le matin même...

Et se moquera pourtant de ceux qui ont peur des souris...

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samedi 14 août 2010

Saison #2, Épilogue

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Saison #2, Épisode #13 : Un petit pas en avant

Beaucoup de choses se sont passées dans ma vie ces derniers mois, plus que les années précédentes réunies. J'ai franchi un grand pas. J'ai passé une étape. Naïvement, je pensais que les choses seraient plus aisées pour rencontrer quelqu'un de bien, qui me plaise, et qu'on ait de bons rapports sur tous les points. Je me suis rendu compte que les choses étaient bien plus compliquées que prévu... Car à chacune de mes rencontres, il y avait toujours quelque chose qui clochait. Je ne vous ai pas fait part de toutes mes rencontres et mes contacts, car certaines avaient peu d'intérêt, car trop brèves et trop banales... Peut être qu'il y aura une suite à cette hisoire... Peut être que je vous la raconterai au fur et à mesure que les choses viennent... Peut être reviendrai-je dans mes prochains billets sur mes événements passés et entrerai-je un peu plus dans les détails. En attendant, je vous ai raconté dans les grandes lignes les événements de plus importants de ma vie, au point de vue de ma vie sentimentale et tout ce qui se passe autour. Peut-être avez-vous rencontré des situations similaires à celles que j'ai vécues ou peut-être avez vous eu un parcours différent. Mon récit se termine provisoirement, mais mon histoire continue, car j'aurai d'autres étapes à passer et je vous en ferai part, tôt ou tard...

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jeudi 12 août 2010

Saison #2, Épisode #13 : Un petit pas en avant...

s2episode13

Saison #2,  Épisode #12 : Rapprochement ?

Cet épisode raconte le petit pas en avant que j'ai effectué dans mon acceptation de moi-même...

C'était un samedi où je devais aller voir (séparément) Cunégond (le matin) et Pierre-Antoine (l'après-midi). Il s'est trouvé que ce matin-là, je me suis disputé avec Cunégond. Donc c'est de bonne humeur que j'ai retrouvé Pierre-Antoine, vers qui j'ai vidé mon sac, comme assez souvent. Sauf que d'habitude c'est sur messagerie instantanée, sur laquelle il n'y a que lui et moi, alors que cette fois-ci c'était en face à face, dans un lieu public, à une terrasse de café. C'était la première fois que je faisais clairement référence à mes préférences pour les individus ayant la paire de chromosomes XY dans une conversation orale dans un lieu public. Évidemment, étant de nature assez discrète, je n'ai pas non plus fait un scandale. Seul un vieux couple assis à la table voisine, qui était bien assez proche, a dû saisir quelques bribes de ma conversation avec Pierre-Antoine, qui ne savait plus s'il doit clairement dire "il" pour parler de Cunégond. Mais si ça se trouve, ils n'ont rien suivi, ou n'ont pas dû comprendre de quoi nous étions en train de parler, comme en plus Pierre-Antoine avait lui aussi ses problèmes de couple avec sa bien-aimée. J'étais tout de même un peu gêné au départ, mais ma colère contre Cunégond a repris le dessus. Finalement je suis bien content de pouvoir parler de cela normalement à quelqu'un, comme si je racontais mes dernières vacances, l'air de rien.

Cette situation a l'air d'autant plus particulière si on considère qu'il est rare qu'un mec homo et un mec hétéro se racontent leurs problèmes de coeur, qui ont l'air assez semblables finalement...

Saison #2, Épilogue

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dimanche 8 août 2010

Saison #2, Épisode #12 : Rapprochement

s2episode12

Saison #2, Épisode #11 : Nouvelle ville, nouvelle rencontre II

Pendant quelques mois, Pierre-Antoine* et moi n'avions que des contacts qui s'espaçaient de plus en plus... Loin des yeux, loin du cœur... Mais nous nous donnions tout de même quelques fois de nos nouvelles, mais sans entrer dans les détails. Un soir, alors que cela faisait un bon moment que je n'avais pas eu de ses nouvelles, je me décidai de le contacter par messagerie instantanée (Ah ! Cette fameuse messagerie instantanée !), et avoir de ses nouvelles, car cela faisait longtemps qu'on ne s'était pas parlés...
Il semblait plutôt surpris de mon contact. Il me demande de mes nouvelles, puis me dit qu'il est désolé, mais il n'est pas en état de parler... Je m'inquiète et lui demande ce qui lui arrive. Il me répond qu'il ne peut pas m'en parler, qu'il le fera plus tard...
Un mois et demi plus tard...
C'est lui qui me contacte par messagerie instantanée, me demande de mes nouvelles, me demande comment les choses côté coeur... Je lui réponds qu'il n'y a rien de folichon, je reste évasif à ce sujet - il n'est pas au courant de mes (més)aventures. J'en profite pour lui demander comment cela se passe de son côté, et il me déballe tous ses problèmes de coeur avec une charmante jeune fille dont le coeur est déjà pris. Ainsi est-il devenu briseur de ménages. Mais il souffre de cette situation. Face à l'énorme confiance qu'il m'a accordée, je me mis à lui raconter toutes mes ravissantes premières expériences inoubliables, et plus particulièrement de mes péripéties avec Cunégond*.
Nos liens deviennent de plus en plus forts, j'apprends de mieux en mieux à le connaître, encore mieux qu'auparavant, lorsque je le voyais fréquemment.
Je me souviens alors, qu'un an plus tôt, que je l'aimais tellement que je ne pouvais pas, que je ne voulais pas l'imaginer avec une fille. Cette vision m'aurait fait énormément souffrir...
Et là LUI il me fait part de SES sentiments pour ELLE et me demande même conseil face à cette situation douloureuse pour lui, aussi douloureuse que la mienne par rapport à lui un an auparavant ! Je me dis alors que c'est une chance que cela ne soit pas arrivé un an plus tôt, ou que mes sentiments pour lui ne sont pas restés intacts, que j'ai pu enfin passer à autre chose, à le voir enfin comme un simple ami plutôt qu'à une éventuelle conquête que je n'aurai jamais...
Même si je reste un peu attaché à lui...
Mais peu importe c'est son bonheur qui compte pour moi... et le mien aussi... mais avec quelqu'un d'autre...

Saison #2, Épisode #13 : Un petit pas en avant

*Le rédacteur s'est permis de modifier les prénoms... Sage décision non ?

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mercredi 4 août 2010

Saison #2, Épisode #11 : Nouvelle ville, Nouvelle rencontre II

s2episode11

Saison #2, Épisode #10 : Nouvelle ville, nouvelle rencontre

Quelques jours plus tard... Je me promène encore et toujours sur les sites de rencontres. Et donc encore une fois, un autre charmant jeune homme m'aborde. Sur la photo, il n'est pas mal. Ce n'est pas non plus le grand canon, mais il n'est pas mal tout de même. Et il est bien habillé, assez élégant. Il semble avoir un certain charme. Donc, s'ensuivent les étapes habituelles, échanges d'adresses de messageries, la photo. On se parle. On parle de tout et de rien. Il m'a l'air sympathique, mais sans plus. Il me propose de le rencontrer le lendemain. J'accepte. On échange nos numéros.

Le lendemain, je me rends à notre lieu de rencontre, près d'une station de métro de cette grande ville, un peu en avance. Il n'est pas là. Normal, je suis en avance. À l'heure précise, il n'est toujours pas là. Il m'envoie un message "ça va ? où es-tu?". À quoi je lui réponds : "Sur le lieu où on doit se rencontrer, et toi ?". Lui : "Chez moi. J'arrive". Un peu bizarre, celui-là...

Il arrive. Je le reconnais car il surveille sans arrêt son téléphone et a l'air d'attendre quelqu'un. Et là, je me rends compte à quel point une photo peut être trompeuse, et comment on peut vite se montrer sous son meilleur jour avec presque rien. Tout d'abord, il porte des lunettes qu'il n'avait pas sur la photo. Rassurez-vous je n'ai absolument rien contre les gens qui portent des lunettes, mais dans son cas, ça le rendait moins... séduisant. Et là je commence par le détail le moins pire... Il a des cheveux un peu plus longs et il est mal coiffé, ce qui fait un effet horrible sur lui. Il est habillé avec un vieux jogging tout pourri que toute personne normalement constituée ne porterait même pas pour aller dormir. Je le trouve trop efféminé à mon goût, il zézaie et en plus il parle fort. Et cerise sur le gâteau ses sujets de conversation volent assez bas. Un exemple ? Lorsque nous allions dans le métro, il me dit qu'il était en retard, car il discutait avec son meilleur ami (aussi homo), qui était en train de lui montrer par webcam ses nouveaux rideaux, et qu'ils étaient très jolis. Je me mets à rire pensant qu'il voulait plaisanter pour détendre l'atmosphère... mais non, il était sérieux... Moment de solitude.

Il continuait ainsi de me parler de sujets tout aussi intéressants tout le long du trajet. Il me demande où je veux aller. Je lui propose d'aller boire un coup. Il me répond qu'il aimerait bien mais il n'a pas de monnaie sur lui. J'abandonne l'idée. Lorsque nous sommes sortis du métro nous nous promenons en ville. Et c'est là qu'il me fait la liste de toutes ses conquêtes, avec en prime tous les détails. Ainsi il m'a joyeusement annoncé qu'il en avait assez d'être passif et qu'il aimerait être actif un peu plus souvent. Et il parle, il parle. J'essaie d'en placer une. Je n'y arrive pas. J'abandonne. Je finis par lui répondre que par monosyllabes, et je n'écoute même plus ce moulin à paroles, et je ne prends même plus la peine de lui répondre. J'ai retenu qu'il n'aimait pas les mecs efféminés (hum...), qu'il aimait les belles fringues (je manque de m'étrangler), et que apparemment il payait un abonnement pour les sites de rencontres, car il aime bien rentabiliser son investissement en se faisant inviter pour boire un coup, manger, aller au ciné, etc... (c'est sûrement la raison pour laquelle il n'avait pas d'argent sur lui). Puis nous avons fini par prendre congé l'un de l'autre...

Tout les défauts imaginables sont réunis en un seul mec, lui. C'est une perle rare, un cas à part, et j'ai eu l'honneur de le rencontrer. Je le soupçonnerais presque de l'avoir fait exprès... Mais pourquoi alors m'avoir abordé, et pourquoi m'avoir proposé de se rencontrer ? Pour "rentabiliser" ? Non, c'est pas possible, voyons... Comment ça, c'est possible ?

Bizarrement, je n'ai jamais eu de ses nouvelles après notre rencontre, et encore plus curieusement, je n'ai pas non plus cherché à le recontacter...

Saison #2, Épisode #12 : Rapprochement

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dimanche 1 août 2010

Saison #2, Épisode #10 : Nouvelle ville, nouvelle rencontre

s2episode10

Saison #2, Épisode #9 : Déception ?

Quelques mois plus tard, je pars en stage quelques mois dans une autre grande ville, plus grande que celle où j'étudie. Même si je continue à revoir de temps en temps Cunégond, je me remets à fréquenter assidûment les sites de rencontres, où il y aura, je pense plus de choix. Je me relance à la chasse environ un mois après mon installation dans cette nouvelle ville. Je pense que l'herbe sera peut-être plus verte ailleurs...

Et donc ça recommence. Un charmant jeune homme m'aborde. Il m'a l'air assez charmant, donc je lui réponds. Ensuite, les étapes habituelles échanges de messagerie instantanée, de photo. Il me demande ce que je cherche. En fait je ne savais pas trop. J'étais dans cette grande ville inconnue, je ne connaissais personne, je n'avais rien à faire, j'avais plutôt envie de parler. C'était ce que je lui ai répondu. Il me dit qu'il me trouve pas mal, que c'est dommage que je reste si peu de temps dans cette ville. Je fus flatté, d'autant plus qu'en plus d'être charmant, il avait l'air plutôt intelligent, on s'entendait plutôt bien et il était plutôt drôle. Au bout de quelques jours, nous nous interrogeons. Doit-on se rencontrer, s'engager dans une relation qui se poursuivra à distance ?

Il hésite énormément, je lui propose simplement de se rencontrer en tout bien tout honneur, mais il ne veut pas dans un premier temps, il a peur qu'on se plaise, et de ne pas supporter notre relation à distance. Ce que je comprends.

Le jour suivant, on parvient difficilement à discuter. Il trouve des prétextes pour me prendre la tête. Je me braque. Je n'ai plus trop envie de lui parler. Il me dit que la situation est trop difficile pour lui, je lui plais, mais il ne peux pas me voir à cause de ses craintes. Moi non plus je n'aime pas cette situation. Je lui propose soit d'en arrêter là et de se quitter en bons termes, soit de prendre le risque de se rencontrer, en sachant qu'il se peut très bien qu'on ne se plaise pas finalement (cette situation s'est déjà produite, souvenez-vous). Il hésite encore, je lui propose qu'on se voie, car "il vaut mieux avoir des remords que des regrets". Il accepte. Il fixe la date et préfère qu'on aille chez moi...

Le jour J. J'attends chez moi. Je surveille ma boîte mail, ma messagerie, comme il ne m'a pas donné son numéro de téléphone, et que je ne lui ai pas donné le mien. Je reçois un message. Il me dit qu'il ne peut pas venir car il doit aller "à la piscine" (j'extrapole, en fait c'était pour une autre raison tout aussi valable, donc bidon). Raison extrêmement bidon, puisque un petit quart d'heure plus tard, je me connecte à tout hasard sur le fameux site de rencontres sur lequel j'avais fait sa connaissance, et je le vois connecté. Non seulement il me raconte n'importe quoi, me prend pour un imbécile, mais en plus il n'est pas très malin. C'est ainsi que je lui demande s'il "nage bien" (comme il était censé "être à la piscine"). Je n'ai pas eu de réponse. Quelques jours plus tard, après une explication franche et animée (toujours par messagerie instantanée), j'ai décidé de rompre tout contact...

Saison #2, Épisode #11 : Nouvelle ville, nouvelle rencontre II

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