Le plan Q est un être complexe. Plus particulièrement le plan Q gay de sexe masculin.

Là où tout est simple dans une relation amoureuse classique, le plan Q a une forte crainte des sentiments.

Imaginez lors d’une discussion (en ligne ou par SMS) enflammée avec votre partenaire de jeu (sur son impressionnant phallus, sur ses coups de reins extraordinaire…), vous lui dites que vous passez de bons moments avec lui et que vous êtes impatient de le revoir pour vous éclater au lit. Il vous répond : “Merci. Mais ne tombe pas amoureux” (avec parfois le lol en option). Le mot est lâché. Mais vous vous vous empressez de lui répondre quasi-immédiatement : “Oh mais non ne t’inquiète pas ça ne risque pas d’arriver”.

Comme si éprouver des sentiments était la honte suprême. Comme si vous n’aviez pas le droit d’être bien avec cette autre personne, comme si même l’idée de tomber amoureux était vécue comme un enfer. Ben oui après tout on n’est pas des pédés, les sentiments c’est pour les tapettes. Vous voilà reparti comme à l’école primaire où l’amour c’est pas propre c’est dégoûtant…

Sauf que là vous avez fait des choses qui dépassent l’entendement avec votre compagnon de jeu, qui ne consiste pas uniquement à comparer vos membres, ou jouer à chat-bite, mais plutôt à échanger de la salive, de la sueur, ou autres substances et sécrétions…

De telles craintes cachent-elles quelques chose ? Est-ce un moyen voilé d’avouer ses sentiments ? Ou de tester l’autre ?